Le caporal Jean LAVAYSSIERE 

 

Pour
ouvrir ce début de dossier sur les rescapés des combats pour le marabout de Sidi-Brahim, j'ai bien dit Le combat pour la défense du marabout ! Ne pas le confondre avec celui du KERKOUR qui est autre chose et avec d'autres combattants,  ou bien des rescapés de ceux qui avaient été fait prisonniers durant celui du KERKOUR.img052

Beaucoup ont tendance à amalgamé les trois phases des combats de «Sidi-Brahim»

Ainsi je commencerais par le plus célèbre d'entre-eux et par le plus célèbre des combattants

 

Jean Lavayssière -
Il était né à Castelfranc le 23 novembre 1821, un petit bourg près
de Cahors dans le département du Lot.

Au 8e Bataillon de Chasseurs à pied de 1842 à 1848.

Le Caporal Lavayssière c'est conduit  avec le plus grand courage lors du terrible combat du Marabout de Sidi-Brahim et dans  l'évasion de celui-ci. Il   s'était déjà fait remarquer en concevant un drapeau tricolore avec un morceau de la ceinture rouge du lieutenant de Chappedelaine, sa cravate bleue de chasseur, on y joint un mouchoir blanc, et voilà les trois couleurs assemblées ; Il manque encore une hampe : on prend un des roseau  qui était là, on fixa l'ensemble sur le mat et le carabinier Stapponi monta en haut du figuier  attacher sous une grêle de balles le glorieux emblème. Le brave Lavayssière qui faisait preuve d'une grande force de volonté et de caractère pour garder le moral de ses camarades avait pris le commandement alors que tous les officiers et sous
officiers avaient été tué. img002

Autre acte de courage de ce caporal, c'est encore à une heureuse diversion venant fortuitement les sauver: Trois coups de canon venant du fort sont tirés du Fort à un court intervalle et jette l’effroi parmi les agresseurs; Le premier projectile tomba même au milieu d'un des groupe des plus acharnés. L'effet produit est immédiat, les
indigènes s'enfuient tous précipitamment ; en emmenant avec eux dix hommes du 8e bataillon, 3 hussards, Moureau, l'ordonnance de Montagnac, et Lévy L'interprète.

Les carabiniers  qui restaient debout avaient la voie  Libre; ils devaient gravir, pour arriver à la redoute, le côté du ravin opposé à celui qu'ils avaient descendu et non  suivre simplement le lit du ruisseau.

Les premiers arrivés eurent  même quelques peines à se faire reconnaître ; les défenseurs du poste, qui avaient appris les événements des derniers jours, étaient en effet d'une défiance extrême, et s'imaginaient tout d'abord que les indigènes avaient pris un déguisement français pour pénétrer dans la redoute.

Le docteur Artigues était sortit seul pour aller au devant des malheureux qui arrivaient ; Il rencontra le hussard NATALI à 300 mètres des murs environ, et revint avec lui.

Natali passa par la petite porte, la grande étant fermée, et trouva toute la garnison  à son poste de combat.

A la vue de ces hommes épuisés, pâles, méconnaissables, la garnison s'émut ; de nombreux militaires et quelques civils sortirent pour porter  secours aux derniers reste de la vaillante troupe. De la colonne de chasseurs d'Orléans et de hussards partis de Djemmaa-Ghazaouet le 21 septembre au soir, LAVAYSSIERE revenait le 26
au matin avec quinze hommes seulement, lui seul ramenait au fort sa carabine.
Suite à ce combat, les seize rescapés du Marabout reçurent la Légion d'honneur.FRDAFAN83_OL1505065v001_L_1_

 

Dans la cassette en acajou contenant la carabine il y 1.000 francs en pièces de cinq francs dans dix petites cases.

"... En échange de celle qui a été sauvé par vous " ».

Après l'avoir félicité le général CAVAIGNAC déclare devant le front des troupes : « Sergent LAVAYSSIERE, au nom du Roi et du Prince Royale, en récompense de votre belle conduite dans la retraite du Marabout de Sidi-Brahim, dont vous êtes le héros, je vous fais la remise d'une carabine d’honneur en échange de celle qui a été sauvée par vous.

Sergent Lavayssière, vous avez bien mérité de la Patrie ! »

La duchesse d'Orléans réclama le fanion tricolore devenu une loque et la carabine d’ordonnance rapportée par le héros. Elle fit placer le fanion et la carabine dans la chambre du duc d'Orléans aux Tuileries.

A la révolution de février 1848, la chambre fut respectée. La carabine resta en possession de la famille d'Orléans mais le fanion de Sidi-Brahim disparut.

Le sergent LAVAYSSIERE
assistait à toutes les cérémonies en l'honneur des combattants de Sidi-Brahim

Le 31 décembre 1848 LAVAYSSIERE est libéré du service militaire, il rentre en France, à Marseille, puis à Castelfranc. Le 23 mai 1849 il épouse Rose PAGES. De ce mariage il eut trois filles : la première Maria, née à Castelfranc le 23 mars 1850, qui avait épousé FAIDEAU, forgeron à Poitiers et mourut le 17 avril 1878, ayant eu un fils, mort en Cochinchine, et une fille CELINA, femme de M. DELFOUR, cultivateur à Castelfranc. La seconde fille, SARA née à Capdenac (Aveyron), le 27 juillet 1852, épousa le 25 avril 1876 Auguste LAFON, ex-sergent, qui avait fait la campagne de 1870-71 et mourut le 30 novembre 1911. La veuve Sara LAFON, née LAVAYSSIERE, habitait Castelfranc, gardienne fidèle de la carabine du héros ; elle eût un fils, Raymond LAFON, né à Castelfranc le 22 décembre 1885, qui fut sergent au 8e bataillon de chasseurs à pies à Amiens. LAVAYSSIERE eut enfin une troisième fille, CELINA, née à Capdenac née le 24 mai 1855, qui avait épousé M. ATTENDU à Castelfranc, et mourut le 8 septembre 1879. 560_001_1_

Jean LAVAYSSIERE est signalé comme un opposant aux idées républicaines ; il est soupçonné d'être attaché aux traditions royalistes. Le Gouvernement Impérial en 1852 vint en aide à ce héros et lui offre une place d'éclusier à Arelles (Aveyron) et en 1856 à Douelle (Lot).

Notre héros a du mal à se réadapter à la vie civile, il est nerveux, violent, d'un caractère difficile ; au cours d'une discussion avec un de ces chefs qui lui faisait une observation, LAVAYSSIERE le saisit et le jeta dans le canal. LAVAYSSIERE est suspendu de ses fonctions en 1863.

Il n'a plus de ressources, sauf ces 250 francs de sa croix. Il retourne à Castelfranc et pour élever ses trois filles il devient viticulteur. La vente de son vin lui procure 1.500 francs par an. Il est engagé comme garde suisse à l'église de Castelfranc.

De 1876 à 1880 LAVAYSIERE connaît la misère, le manque d'argent, le phylloxéra a ravagé ses vignes. Il perd son père en 1879. En 1882 il perd son épouse.

Jean est seul, désemparé, anéanti ; il est menacé de cécité. Le 13 juin 1883 au soir, sous la flamme tremblante de la bougie il prend sa plume, il écrit au chancelier de la Légion d'Honneur le général FEVRIER. Il rappelle qu'il a planté le drapeau français sur le Marabout de Sidi-Brahim, il dit qu'il vient de perdre un œil, il n'a que 250 francs pour vivre. Il demande son admission à l'hôpital  des Quinze-Vingt à Paris afin d'être soigné. Cinq jours après le
général FEVRIER lui fait parvenir son admission gratuite aux Quinze-Vingt et 80 francs pour son voyage. Par les journaux  qui signalent son arrivée, les commandants de plusieurs bataillons de chasseurs sont prévenus. Tous organisent pour lui plusieurs banquets. En 1883, Il est souvent invité dans son ancien bataillon du 8e chasseurs.sidi_brahim_en_g_n_ral010

C'est une grande fête, il est reçu à la citadelle d'Amiens , le bataillon entier lui présente les armes au son de la marche de Sidi-Brahim.

Il réintègre les quinze-Vingt où il subit une opération qui lui assure la conservation d'un œil.

La solidarité chasseurs fonctionne. A sa sortie les 30 bataillons de chasseurs ouvrirent une souscription en faveur du héros. Avec le capital reçu il fut constituait une rente viagère à LAVAYSSIERE.
Notre héros était tiré de la misère.

LAVAYSSIERE regagne Castelfranc où il vécut auprès de sa fille et de son gendre. Il passait pour un homme bon et généreux, tenace et têtu.

Il mourut le 4 juillet 1892 à Castelfranc. Dans son délire il luttait contre les ennemis qui voulaient lui arracher des mains le drapeau qu'il avait planté sur le Marabout de Sidi-Brahim.sidi_brahim_en_g_n_ral009

Il fut enterré dans le petit cimetière de Castelfranc. En 1892 un percepteur du lot, ancien chasseur, essaya d'organiser un comité en vue d'élever un monument à LAVAYSSIERE. Un député éleva le ton, disant que LAVAYSSIERE ne méritait pas qu'on fasse quelque chose. Le comité fut dissous ; pendant 18 ans la tombe du héros LAVAYSSIERE fut abandonnée.

Le 31 octobre 1909 au banquet parisien de la Sidi-Brahim organisé par l'Union des Sociétés de chasseurs à pied, le commandant CAFFIER signale que la tombe de LAVAYSSIERE est abandonnée.

Aussitôt un comité d'initiative est créé, il comprend le général BRUN, Ministre de la Guerre, M. Albert SARRAUT, député, sous-secrétaire d’État, 50 bataillons de chasseurs à pied souscrivent, 44 sociétés d'anciens chasseurs , 70 anciens commandants, 65 officiers de l'active et des réserves. Les musiciens et la chorale du 7e d'Infanterie à Cahors. Souscrivent également les amicales : les originaires du Lot à Paris, ceux de Bordeaux, les cadets du Quercy.

Il est décidé d'élever un monument de 5 mètres de hauteur au héros de Sidi-Brahim; le sergent LAVAYSSIERE.

C'est M. ROUGE, statuaire, architecte à Cahors qui réalisera le monument.

Le 7 mai 1911, à Castelfranc, le monument est inauguré. Le corps de LAVAYSSIERE est transféré et placé sous le monument ; au sommet figure le buste de LAVAYSSIERE. Un bas-relief représente le vaillant soldat luttant contre les Ouled-Ziri.

Anatole de MONZE termine son discours d’inauguration en disant :  «  Il ne manque qu'au bon soldat qu'une épitaphe véridique, je la voudrais ainsi conçue : «  Ici repose Jean LAVAYSSIERE  qui n'eût  pas les vertus d'un éclusier ni d'un Suisse, mais qui fut un héros ».

La bataille de Sidi-Brahim est devenue la fête traditionnelle de toutes les unités de chasseurs.

De nos jours les chasseurs défilent au son de la Sidi-Brahim,  « Chant des Chasseurs » créé par A. POROT

Le monument du sergent LAVAYSSIERE se trouve à Castelfranc à la bifurcation de la route 911 et de la route D45 vers Cazals.

Sa maison natale se trouve en face le monument,. Une plaque sur la façade rappelle que c'est là où est né notre héros.img039

Chaque année les anciens chasseurs viennent en délégation à Castelfranc rendre hommage et fleurir le monument élevé au sergent LAVASIERE.

 

Louis BULIT

 

Sources des articles :


--- M. De BEAUREPAIRE-FROMENT : article sur Lavayssière. « Le midi socialiste », 21 décembre 1910.
--- Hommage à Lavayssière, Castelfranc, 7 mai 1911, Saumur, imprimerie Moderne Coubard , 1912

--- Général  Ingold - Sidi Brahim

--- Général Paul Azan- Sidi Brahim 1945

 

numérisation : Michel CHANTRIAUX décembre 2011


 

 

Jean Désiré Florentin Tressy

Jean Tressy, carabinier Caporal, Resta Comme beaucoup de ses camarades, impressionné. En septembre 1892, Tressy Disait à un des ses compatriotes à Chilleurs-aux-Bois: «Pour moi, Durant quinze ans, à peu près Toutes les nuits, je reproduisais quelques uns des épisodes de ce terrible combat, et Aujourd'hui, après quarante-sept ans de, Le souvenir m'en reste aussi présent que le premier jour.

Jean né le 30 novembre 1819 un Chilleurs-aux-Bois (Loiret) Fils d'Antoine Tressy et de Marie Rosalie Jahier

Jean Tressy Charretier Était à Sigloy (Loiret) avant d'être appelé Comme au jeune soldat 67e Régiment d'infanterie de ligne le 12 octobre 1840. Peu de temps après, Jean Est Tressy au Mute 8ème Bataillon de chasseurs à pied, Qui devenait bataillon de chasseurs d'Orléans en 1842, suite à la mort de Leur fondateur, le prince royal Ferdinand-Philippe duc d'Orléans

Devant la reprise des escarmouches entre l'armée d'Abd-El-Kader et la nôtre, la France créait de nouvelles troupes et les m'étaient sous les ordres du général Bugeaud, devenant Ainsi, Gouverneur Général de l'Algérie en 1840.

Au mois de mai  1841, mais auparavant devait Avoir lieu à Paris, la cérémonie de la remise du drapeau aux bataillons des chasseurs. Il avait en effet Été Décidé Qu'il N'y aurait Qu'un drapeau pour l'ensemble des premiers dix bataillons, et que «celui-ci resterait à Vincennes.

 

Le 8e Bataillon Faisait partie de cette expédition, il partit de Paris avec le 5e pour la province d'Oran le 12 mai 1841 (les 3e 6e Bataillons suivis de près par le 10e  ÉTAIENT Destinés à la province d'Alger.

 

Voilà Jean Tressy Avec ses camarades du 8e bataillon lancé Dans la conquête de l'Algérie,. On le Retrouve Dans Le combat de la Sikak (21 mars 1842). L'année 1843 s'écoula entre les périodes de repos Dans le quartier de Tlemcen et des expéditions contre les tribus dissidentes de la frontière marocaine. Au printemps 1844, le bataillon aux fortifications Prend à part Lalla-Marinia, camp de retranchement créé par le général Lamoricière La première grande affaire à la participation Laquelle Tressy FUT La Bataille de l'Isly, du 12 août 1844, Où Bugeaud eut sur les bras Les forces réunies d'Abd-el-Kader et de l'Empereur du Maroc et les mit en déroute.

 

En 1845, l'activité du 8e Limitée s'etait, Durant l'hiver et le printemps à la répression de quelques insurrections et à des travaux de fortifications à Sebdou. Le 10 août, il alla Prendre ses quartiers à la place Djemaa-Ghazaouet (Petit Port de mer) ou, Réuni à un escadron du 2e Hussards, il passa sous le commandement du lieutenant-colonel de Montagnac.

img063M. Charles Tressy, neveu de Jean Tressy, remet à M. Portheault, Maire de Chilleurs-aux-Bois, La Croix de la Légion d'Honneur

Nous somme à moins de deux mois de la bataille de Sidi-Brahim. Pour permettre de bien saisir Dans ses origines et ses développements Le drame de Sidi-Brahim, il importe de Rappeler sommairement la situation de l'Algérie et, plus particuli, Celle de la province d'Oran à l'entrée de l'automne de l'année 1845.

 

Sur le plan général, un traité avec le Maroc Avait Été Signe et venait d'être promulgué (18 mars-23 août 1845). Aux termes de ce traité, Abd El Kader, réfugié au Maroc, ne devait plus Bénéficier du droit d'asile sur le territoire chérifien, MAIS NE FUT La clause jamais respectée. «L'émir, écrivait Bugeaud, Y FAIT Ce qu'il veut et y Reçoit toute espèce de secours; des cavaliers marocains, mêlés aux siens, VIENNENT faire des courses sur notre territoire», Abd El Kader Avait reconstitué Une DEIRA, sorte de Smala, aux proportions plus réduites, Qui se tients Habituellement Sur les bords de la Moulouia, à proximité de la frontière algérienne. En Algérie, et notamment Dans la province d'Oran, les tribus Soumises Sont exposées à la pression de l'émir et aux vengeances exactions et de ses partisans. Quelques ouvertement tribus des environs donnent des gages à l'émir, ou même se rangent  à ses côtés. «En présence d'Aussi Une situation tendue, Il était urgent de Prendre des Mesures pour ÉVITER insurrection» une. Verser Surveiller les agissements d'Abd El Kader et faire échec à ses tentatives, quelques postes avaient Été installés ou à proximité de la frontière et notamment à Djemmaa-Ghazaouet, Au bort de la mer (aujourd'hui le petit port de Nemours) et Lalla -Maghrnia (aujourd'hui Marnia) à une trentaine de kilomètres vers le Sud, sensiblement à mi-chemin entre Djemmaa et la localité marocaine d'Oujda. Le poste de Djemmaa Était placé sous les ordres du lieutenant-colonel de Montagnac, Celui de Maghrnia Était Commandé par le lieutenant-colonel de Barral.

 

N'attendant pas les ordres de son supérieur, le Général Cavaignac, dans la nuit du 21 au 22 septembre, par une nuit sans lune, il Quitta Djemmaa-Ghazaouet avec Tout Ce Qu'il Avait d'hommes valides Dans sa garnison.

 

«L'ensemble des événements L'que le nom designated Généralement le sous de combat de Sidi-Brahim, comprend en réalité deux épisodes bien distincts bien, légèrement décalés Dans Le Temps Et dans l'espace; Celui du KERKOUR (23 septembre au matin) Jean Tressy auquel ne participera voiture Seul 3 compagnies du 8e (3e, 6e, Et 7e) ÉTAIENT partis avec de Montagnac, le commandant du bataillon, Froment-Coste, resta au bivouac avec la 2e Cie (Capitaine Burgart) et la compagnie de carabiniers (8e Cie: Capitaine de Gereaux) auquel Jean Tressy »appartient.

 

Nous connaissons la suite, le massacre de ses trois compagnies et Celle du 2e escadron du 2e Hussards. Puis c'est au tour de la 2e Compagnie qu'avait emmene Froment-Coste de subir le même sort, la 8e (Celle des Carabiniers ÉTAIENT restes au bivouac à la garde des bagages.

 

Sur le Champ de Bataille, le mot est: « Ils Sont morts tous ... Tout est fini. »

 

Tout est fini en effet, les compagnies du 8 Quartese Sont d'Orléans après anéanties Une résistance acharnée. Le chef de bataillon Froment-Coste est tué, La plupart des chasseurs Sont Tués, quelques-uns Blessés, Sont prisonniers emmenés APRES AVOIR Été Leurs dépouilles de vêtements. Du 8e d'Orléans, subsiste un seul élément: les carabiniers, sont ils au bivouac environnement  Quatre-Vingts. Parmi eux, un médecin: Rosaguti, interprète l'Levy, et Un jeune chasseur Qui FERA  Parler de lui dans l'après midi: Le Caporal Lavayssière. A la fin de la matinée du 23 septembre, toute résistance AYANT CESSE Dans le KERKOUR. «2e épisode des combats de Sidi-Brahim ». A la fin de la matinée (23 septembre), AYANT CESSE toute résistance au KERKOUR, les premiers ministres des cavaliers arabes font irruption vers le camp des carabiniers. Le capitaine de Gereaux se rend parfaitement compte de l'impuissance de sa petite troupe à se Défendre en terrain plat devant un ennemi plus de vingt fois supérieur en nombre. Aussi, APRES AVOIR Rassembler fait l'essentiel des bagages dont il a la garde, il donne l'ordre de se replier vers le Marabout de Sidi-Brahim. Les épisodes suivant Sont CONNUS maintenant de tous, la pose d'éléments formant le drapeau Français (cravate bleu du Caporal Lavayssière, de la Ceinture de Chappedelaine et du mouchoir blanc de Tressy), Les Trois tentatives de redditions de demande, la mort du capitaine Dutertre, l'Ordre donnée à Rolland de sonné la retraite, il sonna la charge, etc Devant un tel acharnement à Défendre et Impuissance RECONNAISSANT fils à faire fléchir les carabiniers, Abd el-Kader s'en est allé, laissant un effectif Blocus au Suffisant du Marabout. img147

Une idée nait Dans l'Esprit et, peu à peu, le corps prend. Djemmaa-Ghazaouet N'est Qu'à Une dizaine de kilomètres. Pourquoi ne pas Tenter Une sortie et essayer de se Frayer un chemin jusqu'au poste. Les Arabes AYANT relâchés Leur surveillance, qu'au matin du 26, de Gereaux et sa petite troupe Sorte du marabout, surpris, les guetteurs donnent l'alerte. Les Arabes se précipitent, mais poussés Par leur instinct de Les piliers, ils se dirigent vers d'Abord les bagages. Cet Accorde un incident assez Délai profit à long Qu'ils mettent de Leur mieux. Plus de la moitié du trajet est accomplie, l'espoir renaît, notre ami Jean Est carabinier Tressy Toujours Parmi rescapés CES. Le combat n'était pas fini encore pour eux, Un carré, Puis deux, trois avaient Puis Été formes, Encore des ma, le capitaine de Gereaux, Le Lieutenant de Chappedelaine, Rosaguti et L'Interprète Levy sont fait prisonnier. On se bat à la baïonnette pour ecarter les plus Entreprenants. « Lors Des, chacun pour soi, racontait plus tard le Tressy carabinier, et en avant Dans la masse profonde des Arabes Qui nous poussent de toutes pièces. La baïonnette française DECRIT Toutes les arabesques de l'escrime, en ont poursuivi leur moulinet, ON NE voyait que des yeux flamboyants de colère, dents de fauves se disputeur Une proie, des visages de démons incarnant La Haine, bras tendus, mains crispés, Armes de Toutes Sortes , cherchant par tous les moyens à nous et à nous Atteindre Donner la mort. On entendait des vociférations que et hurlement, c'était effrayant vacarme de l'ONU, UNE Mêlée »Terrible Il ne reste plus maintenant que quelques hommes, seul un miracle Peut sauver cette poignée d'carabiniers héroïques, et il se produisit. D'un Observatoire de Djemmaa, le suivait depuis quelques instants déjà les péripéties du combat, sans d'ailleurs se rendre compte de quoi il S'agissait. Cependant, quand la masse des indigènes s'approche de la localité, sur l'initiative d'un sous-officier, Trois coups de canon Sont Tirés du poste avec un bonheur rare. Les Arabes se Sont enfuient emmenant avec eux quelques prisonniers. Les survivants pouvaient alors s'approcher du poste Où ils avaient d `abord du mal à se faire reconnaître. Ils n'étaient QU'UNE Quinzaine dont le carabinier Jean Tressy. img062

Ramener Dans son pays natal, et après Avoir Été Honoré, il repose dans le cimetière de Chilleurs-aux-Bois. Septembre 1999, Une cérémonie commémorative, une Été Organisée à l'occasion du 5oe anniversaire de la création de l'Amicale des sections «Sidi-Brahim du Loiret», un connu cette année un temps fort.

 

 

 

 

En effet, cette cérémonie un pied d'égalité Marquée l'Été inauguration de la nouvelle stèle érigée en mémoire de l'enfant du pays. Assistaient à cette cérémonie: le Verlot général, président de la Fédération nationale  des amicales de chasseurs, M. Charrier député, le Représentant de l'ONAC du Loiret, M. Bergerard, Président de la Région Centre. La musique départementale des sapeurs pompiers rehaussait cette grande journée.

 

 

 

 

 

Le caporal Gabriel Léger

 

 

Ce héros de SIDI-BRAHIM était né le 16 novembre 1812 dans la Nièvre, décoré de la Légion d’honneur sous le n° LH 1557-42. Les recherches ne sont pas brillantes, malgré cela nous pouvons vous présenter un petit article sur le lieu d’inhumation et de mémoire de ce brave carabinier.img122

 

Concernant sa tombe, l’amicale des anciens chasseurs à pied de la Nièvre a l’honneur

 

d’avoir dans le cimetière de la commune de Gouloux la tombe du chasseur-carabinier, Gabriel Léger. Elle est souvent honorée et entretenue par cette amicale d’anciens chasseurs.

En 1995, cette association regroupant ceux qui ont fait leurs service militaire dans cette arme d’élite (Chasseurs à pied et Alpins) ont décidé d’élever une stèle sur un terrain proche du parking du site du saut du Gouloux, à la gloire du 8ebataillon de chasseurs et à la mémoire du carabinier Léger. Ainsi, une borne supplémentaire sera placée sur le chemin de la mémoire collective.

 

Dans un environnement verdoyant, non loin du pont Dupin et de la cascade su saut de Gouloux se trouve cette stèle destinée à rendre un hommage particulier à l'enfant du pays, Gabriel Léger, ainsi qu'à ses compagnons d’armes, ayant participé à la sanglante bataille de Sidi-Brahim en 1845.img027
Ce n'est pas un hasard que cette stèle soit installée à cet endroit, elle est destinée à honorer la mémoire de Gabriel Léger né ici sur la commune de Gouloux en 1812.
Gabriel Léger décédé en 1901 appartenait au 8e bataillon de chasseurs à pied, qui a combattu très loin de son Morvan natal puisque c'est un des 15 soldats qui a survécu à la terrible bataille de Sidi-Brahim.
Du 22 au 25 septembre 1845 les troupes françaises du 8e bataillon de chasseurs à pied et les troupes d'Abd El Kader se sont battues durant plusieurs jours, faisant preuve d'une bravoure extrême, mais n'ayant plus de munition, les troupes françaises seront massacrées, il ne restera que 15 survivants au sein du bataillon de Sidi-Brahim.
Le monument commémoratif du 150 ème anniversaire de la bataille a été érigé en 1995, sur le parking de la cascade.

                                                                  

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