Le Clairon Rolland au lieutenant Paul Azan (Extrait)

 

 

Lacalm, le 11 novembre 1903

 

 Cher Monsieur,

 

. Pendant le combat livré par Montagnac, nous étions au camp avec le capitaine de Géreaux et ce qui restait des carabiniers, non encore engagés. Nous entendions la fusillade, mais nous ne pouvions voir le combat. Alors je montai sur un mamelon avec le sergent clairon Saint-Martin, et le commendant Froment-Coste. Ce dernier nous dit que le colonel Montagnac était très engagé et qu'il fallait, vite aller à son secours. A peine étions nous en marche, que le maréchal des logis Barbut, envoyé par Montagnac, nous rencontra en route. A moitié chemin, le commandant Froment-Coste nous dit de tirer sur les cavaliers arabes qui poursuivaient un soldat. C'était un hussard, nommé Maetz, qui arriva à la compagnie et fut félicité par nos chefs.

Nous étions campés près d'un petit ruisseau , dont j'ignore le nom ; le camp était formé et les mulets déchargés.

Les chasseurs déjà partis et nous aussi, n'avions pas de sacs ; ils étaient au camp.

Tels sont les quelques détails dont j'ai bien conservé le souvenir.

 

Daignez agréer, avec mes remerciements, mes meilleurs hommages.

 

 

Rolland

 

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