La destinée de ce bataillon sera diviser en deux parties; la vie du bataillon (bataillon de Sidi -Brahim) et son sacrifice pour son pays, dans la bataille de « SIDI-BRAHIM » (Histoire)

 

Avant-propos

Les anecdotes que vous allez suivre dans ce blog, sont en partie tirés du livre du général Paul Azan. L'auteur de ce volume a été bien placé pour se renseigner exactement. De 1897 à 1902, comme sous-lieutenant et lieutenant au 2e zouaves, il a été à diverses reprises en garnison à Nemours (anciennement Djemmaa-Ghazaouet) et à Lalla-Maghrnia ; il a pu ainsi parcourir les sentiers et recueillir des renseignements auprès des habitants contemporains des événements et se faire montrer par eux les itinéraires suivis par les soldats du lieutenant-colonel de Montagnac et les emplacements de leurs bivouacs. En 1898, il a assisté aux fêtes organisés pour la cérémonie de l'inauguration du monument commémoratif élevé aux héros de Sidi-Brahim devant l'hôtel de ville d'Oran ; au cours de la réception offerte au Cercle Militaire par les officiers de la garnison aux  « survivants » du drame, il fut par hasard le voisin du clairon Rolland, âgé de 77 ans ; il s'est fait raconter par ce brave tous les détails de l'affaire et lui en a demandé la confirmation dans une correspondance ultérieure.

 Au printemps de 1899, il a procédé avec son bataillon , à l'exhumation des restes des carabiniers tués près de Nemours, qui reposaient au milieu des ronces dans l'ancien cimetière abandonné du poste, sous une petite colonne rongée par le temps, et à leur transport dans le mausolée appelé le « TOMBEAU DES BRAVES », édifié sur le lieu même où les carabiniers étaient tombés.

 En 1906,1097 et 1908, il a pu explorer en détails la lisière marocaine d'où était partie l'agression d'Abd el Kader. Pendant ses séjours à Paris entre ses campagnes africaines, il à pu consulter au service historique de l'Armée les archives officielles de ministère de la guerre ; il a aussi découvert divers documents privés extrêmement intéressants : les mémoires inédits du général Courby de Cognord, l'ancien chef d'escadrons du 2e hussards et ceux du général d'Exéa, ancien chef du 10e bataillon de chasseurs. Il également trouver, la trace de descendants de quelques-uns des héros de l'affaire. Le petit fils de Courby de Cognord, M. Raymond Malartie avait eu la gentillesse de confier à Paul Azan les mémoires inédits du général Courby de Cognord, qui contenaient le récit du combat , écrit de sa main.

 Puis, il a réunis peu à peu , en écrivant aux familles , d'autres récits laissés par des hommes qui avaient pris part à l'action : celui du chasseur Antoine, conservé par son fils ; celui du hussard Natali, écrit sous la dictée du maire de son village, en Corse ou il s'était retiré ; celui du chasseur Léger, recueilli par le capitaine Pernot ; celui de Lavayssière, envoyé en 1846 à un parent du capitaine Dutertre ; celui du Chasseur Tressy, habitant un petit village près d'Orléans, rédigé en 1892 par un de ses compatriote, et de très nombreuses pièces officielles, du ministère de la guerre.

 L'utilisation des documents réunis n'était pas sans présenter quelques difficultés. Beaucoup d'entre eux, en effet étaient entachés d'erreurs de détails, il a donc fallu par une critique rigoureuse, arracher à chaque documents la part de vérité qu'il contenait, et, avec les éléments obtenus de la sorte, composer un récit homogène.

 L'orthographe des noms propres a été établie de la manière suivante :

 Pour les noms de personne, elle a été rectifié d'après les pièces d'archives, extraits de naissances, etc., afin d'éviter des notes fréquentes et inutiles.

Pour les noms arabes, ainsi que pour les noms de lieux et de tribus, l'orthographe du document a été respectée, de manière à éviter toute erreur d'identification. Le même mot est écrit de bien des façons différentes. On trouve par exemple : Djemmaa-Ghazaouet, Djèma-Ghrazaouet : Djemâa-el-Ghazouët, etc.Le lecteur, en rencontrant des orthographes étranges, et parfois différentes au cours d'un même document, sera tenté de croire à des fautes d’impressions : il n'en est rien : les orthographes reproduites sont celles qui existent sur les originaux. Les noms sont en général très reconnaissables ; dans le cas où il y a un doute possible , une note donne l'identification.

 Certains de ces documents avaient été imprimés dans de nombreux journaux de l'époque, mais avec des erreurs, des omissions ou des coupures qui les dénaturaient.

 Sidi-Brahim, est la page la plus belle de l'histoire de nos chasseurs à pied et de nos Hussards; chaque année, ces deux corps fêtent avec éclat l'anniversaire du combat, et la date du 23 septembre est chère à tous ceux qui ont porté l'un de ces deux uniformes.

 A la lecture de ce blog, le lecteur fera de lui même des réflexions qu'il serait déplacé de provoquer par des remarques, peut-être pourra-t-il tirer un enseignement d'un épisode qui apparaîtrait surtout au premier abord comme, comme original et émouvant.

 Sidi-Brahim a été l'un de nos plus cruels désastres en Algérie, et cependant ce combat est revendiqué comme un titre de gloire par les chasseurs et les hussards. On comprend le légitime orgueil que les soldats qui servent dans ces corps peuvent en tirer, quand on voit comment leurs aînés ont combattu et comment ils sont morts.

 Je vous souhaite une bonne lecture d'une interprétation raccourci et unique de l'ouvrage d'un grand soldat : 

«  le général Paul Azan. »

 

A notre connaissance, très peu de lettres des rescapés des combats du Marabout ont été rendus visibles,

 

seule quelques fragments ont parus dans un livre écrit vers 1905 par le commandant CAFFIER (ex-major du 8e bataillon de chasseur à pied), et un livre du général Paul Azan

 

Cette publication à pour titre «  Au Marabout de Sidi-Brahim et à Calais » retraçant l'inauguration du Monument de Sidi-Brahim à Calais le 18 décembre 1898, monument élevé par le Souvenir français avec le concours de la population.

 

Je vous rappelle que le commandant CAFFIER est né en 1850, donc il n'a fait que d'entendre par de très proche cette affaire de SIDI-BRAHIM.